Pierre Jourda - Peintre

 Qui était  le peintre Pierre JOURDA ?    1931 / 2007    Jp 1

 Il naquit le 13 juillet à Montesquieu-Volvestre commune  de Haute-Garonne,  son père est  maçon, sa  mère  ménagère s'occupe de la maisonnée;  enfant déjà il se révèle doué pour le dessin et l'écriture ce qui intrigue son entourage.

 1942 – 1946     Élève studieux au collège de Montesquieu-Volvestre, il confirme son don   pour le dessin et à 15 ans, il est reçu avec succès   au concours d’entrée de l’École des Beaux-arts de Toulouse.   Par chance,  dans sa famille, son oncle Jean Bernéde et sa tante Francisa le soutiennent et l'hébergent dans leur appartement toulousain, Il rentre le week-end et les vacances chez ses parents à Montesquieu Volvestre ;  là il y travaille sans relâche, dans un atelier qu’il utilisera jusqu’en 1975.         

Durant ces années d'études,  il peut s'adonner à cet art  auquel il consacrera plus tard sa vie et n'oubliera jamais son enfance dans cette région: il en fera même  plus tard, des tableaux en différents  domaines picturaux.

 Pendant cette période il se prend de passion pour le vélo  Thème qu'il abordera souvent dans ses toiles consacrées au sport.

1947  1952    À la fin du cursus de Toulouse, il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris est hébergé  par un abbé,  rue Bonaparte dans le quartier Saint-Michel. L’étudiant partage sa chambre avec un compagnon  René  Bascands  rencontré à l’École des Beaux-arts de Toulouse et tous deux la transforment en petit atelier. L’enseignement des Beaux-Arts étant très traditionnel, il intègre une formation au dessin côté et à la perspective dans une école privée rue Madame. "La grande chaumière". Les cours de La Sorbonne lui permettront d’étudier la période de l’art moderne qui l’intéresse de la fin du XIXe  siècle à la première moitié du XXe  siècle.  À Paris, il découvre les librairies, les galeries et les Musées du Louvre et d’Art Moderne ou il passe de longues heures à essayer de pénétrer les secrets des grands peintres qu'il admire: Van Gogh, Cézanne Bonnard et Fernand Léger qui célébra le monde ouvrier duquel Pierre  provenait

.A la fin de ce brillant cursus il obtient les  deux certificats d'aptitude à l'enseignement du dessin :

 1953     1er degré,  major de sa promotion   avec  félicitations du Jury,  

 1954     2eme degré classé  second.  

 1962     Stage au centre international d'études pédagogiques de Sèvres

1963      Soucieux de revenir dans sa région natale, il est nommé au Lycée Pilote Bellevue de Toulouse  Chargé de cours au centre de formation des maitres pour l'enfance inadaptée  (Poste créé spécialement pour lui), réside chez l’habitant dans  l'ancien quartier Saint-Georges.  

Entretemps  il effectue son service militaire dans l'armée de l'air en Allemagne dans la garnison de Lahr ou on le sollicitera pour décorer la chapelle d'une belle fresque ' en voici la représentation".    

L’artiste consacre ses moments libres à travailler la peinture et le collage dans la cave d’un bâtiment militaire, abordant de front figuration et abstraction. Pour la salle de bal et la chapelle de la base, l’armée lui commande quatre grandes peintures.

1957 – 1964                  Il entame ensuite une série de conférences avec diapositives afin de promouvoir l'enseignement du dessin dans toutes les écoles primaires.et donne bénévolement  le jeudi ses conseils aux maitres des écoles.

Il reprend son poste de professeur au Lycée Pilote Bellevue de Toulouse et loue un appartement dans la cité Roguet du quartier Saint-Cyprien.

 1958 – 1971                  Plus tard suivra une chaire de professeur au Collège d’Enseignement Secondaire Jean Jaurès de Colomiers .   

Il est nommé professeur à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Toulouse. L’Homme est de plus en plus présent dans le travail du peintre, particulièrement à travers le cyclisme et l’athlétisme.

 Pierre  renoue avec la technique du collage, travaillée à la fin des années 50 et abandonnée au début des années 60. D’abord sur toile, ensuite sur papier, ses  œuvres sont constituées de coupures de journaux :  photographies et textes qui ne manquent pas de nous interpeler par la  justesse de ses créations.

À compter de cette année, alors qu’il signe très rarement ses oeuvres mais les date régulièrement, Pierre Jourda dresse un inventaire de ses tableaux et les numérote systématiquement,  ce qui permettra d'établir plus tard un répertoire qui regroupe la totalité de l'œuvre importante de ce peintre atypique;   il commence par la toile n°0    Autoportrait en noir et blanc.

1966           Pierre Jourda épouse Andrée Roumagnou l'une de ses élèves préférées qui sera son épouse, sa muse, son assistante… oh combien importante dans la vie de cet homme et qui l'accompagna jusqu'à la fin de sa vie.                                                Le couple vit d’abord dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse puis dans le quartier Sidobre à Colomiers.                                                                                

1967           Ils font  l’acquisition d’une maison  à Brax dans la région toulousaine, ils y resteront jusqu'en 1975

 1968           Cette année est exempte de toute création pour Pierre Jourda  qui participe comme beaucoup aux évènements  de Mai 68  et note ironiquement  dans un de ses cahiers d’inventaire : « 1968 Année sans tâche ou Année sans tache ».

1975           Jusqu’en juin 1983, Pierre Jourda abandonne toute forme de production et note dans un de ses cahiers d’inventaire : « Départ de Brax pour... l’épreuve. » Il se consacre entièrement à la rénovation de sa maison qu’il vient d’acquérir à Antras et à sa profession d’enseignant à Foix, au Lycée jusqu’en 1980 et au Collège Lakanal jusqu’en 1991.

 

1983           Après plus de neuf années écoulées sans peindre, l’artiste note dans un de ses cahier d’inventaire : « Coucou me revoilà ! (En plein Harrar* faisant allusion à Arthur Rimbaud Poète  qu'il affectionne,  il écrira  est-ce possible de re-nouer avec le « festin » ancien) *Harrariège » Il ne produira pourtant que quelques toiles durant les deux années suivantes.

1984           A la demande du maire de l'époque Paul Canal le peintre réalise quatre grandes peintures Peinture acrylique sur isorel appréciées de tous les visiteurs , "Les saisons",   installées dans la Salle Communale de Saint-Paul de Jarrat dans l’Ariège ou elles trônent au mur et ravissent les visiteurs de ce lieu. En voici la reproduction:

1985           Cette année marque une transition dans l’art de Pierre Jourda. Il s’engage avec rigueur et minutie dans une peinture symbolique qu’il travaillera jusqu’en 2007.

 1991           Il termine sa carrière d’enseignant, mais travaille sur la création d'œuvres  de plus en plus qualitatives.

 

2007      Son dernier tableau "La vérité"

  Durant sa vie cet idéaliste   contestataire  nous laissera une trace sur ses superbes créations des évènements de son temps dont il sera le témoin indigné:

L'écologie, les tortures, les excès de la société de consommation les atteintes à l'environnement les colonisations, l'impérialisme…dictatures etc.

+  Pierre Jourda décède entouré des siens le 20 mai  2007.

Cet artiste aura exposé peu de son  vivant, mais grâce à un travail  acharné,  il nous laissera une importante collection de tableaux, collages sculptures et dessins qui retracent une vie de recherches et d'incertitudes qui le mèneront à

son dernier tableau intitulé  "La vérité".

Mais, l'a-t-il trouvée ?

Texte Atelier A.J   Jourda   2012

 

 

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Date de dernière mise à jour : Jeu 24 Juil 2014

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